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Les tomates anciennes sont un trésor pour les jardiniers : saveurs profondes, textures uniques, couleurs éclatantes et une diversité variétale qui transforme chaque récolte en véritable collection botanique. Plus sensibles mais infiniment plus aromatiques, elles demandent précision, chaleur et attention. Avec un semis maîtrisé, un sol riche et une conduite soignée, les tomates anciennes deviennent une culture passionnante, généreuse et hautement gratifiante.
Semis sous abri chauffé de février à avril, selon climat.
Semer à 0,5–1 cm de profondeur dans un substrat léger et chaud (20–25 °C).
Levée en 5 à 10 jours.
Repiquage en godets au stade 2 vraies feuilles.
Plantation en pleine terre ou serre mi‑mai à début juin, après tout risque de gel.
Espacement : 60–80 cm, les variétés anciennes étant souvent vigoureuses.
Graines au gramme : ≈ 250 à 350 graines/gramme.
Sol idéal :
Riche, profond, humifère, bien drainé.
Apport généreux de compost mûr avant plantation.
Exposition : plein soleil, indispensable pour révéler les arômes.
Enterrer la tige jusqu’aux premières feuilles pour favoriser l’enracinement.
Les variétés anciennes apprécient particulièrement les sols vivants et bien structurés.
Arrosages réguliers mais modérés, toujours au pied.
Paillage épais pour limiter l’évaporation et stabiliser l’humidité.
Tuteurage solide : les variétés anciennes sont souvent indéterminées.
Taille des gourmands selon la conduite souhaitée (1 à 3 tiges).
Apports de purins dilués (ortie, consoude) pour soutenir croissance et fructification.
Aération maximale en serre pour limiter l’humidité, les variétés anciennes étant plus sensibles aux maladies.
Récolte de juillet à octobre, selon variété et climat.
Cueillir à maturité complète pour profiter pleinement des arômes.
Les variétés anciennes sont souvent plus fragiles : manipuler avec soin.
Idéales pour consommation fraîche, sauces riches, confitures de tomates ou séchage.
Mildiou — les variétés anciennes sont souvent plus sensibles.
Prévention : aération, paillage, arrosage au pied, rotation longue.
Oïdium — feutrage blanc en fin de saison.
Pucerons — colonies sur jeunes pousses.
Aleurodes — fréquents en serre.
Nécrose apicale (cul noir) — liée au stress hydrique.
Éclatement des fruits — arrosages irréguliers ou pluies soudaines.